Quel document pour aller au Canada ?

Pour pouvoir entrer légalement sur un territoire d’un pays étranger comme le Canada, on se doit de se conformer à la législation de ce dernier. Cela suppose donc la présentation d’un certain nombre de documents à l’entrée de la frontière.

 

Aussi, il est important de consulter cette réglementation en vigueur pour éviter les irrégularités. On peut trouver toute l’information dont on a besoin en principe auprès du pays où l’on compte séjourner auprès de son ambassade ou consulat.

 

Pour les citoyens européens, ils n’ont pas besoin d’une trop lourde formalité pour passer d’un État membre de l’Union européenne à un autre. Par contre, les citoyens extracommunautaires auront besoin de se conformer un bon nombre de formalités, à quelques exceptions près.

 

À noter qu’un ressortissant de l’Union Européenne n’a pas besoin de visa pour pouvoir entrer au Canada.

 

L’autorisation de voyage électronique pour les citoyens européens

Tout d’abord, en dehors de la carte d’identité nationale, un passeport est toujours nécessaire pour pouvoir entrer au Canada.

 

Cependant, ce document ne suffit pas pour pouvoir y rester. En fait les étrangers ne profitent que de libertés et droits limités par rapport aux ressortissants canadiens. Cela dépend en fait du motif de leur séjour.

 

En revanche, les ressortissants européens, s’ils disposent d’un passeport européen, peuvent résider sur le sol canadien sans autre condition. Pour un séjour de moins de six mois, ils n’ont pas de même besoin de visa. Ils doivent juste requérir auprès du gouvernement canadien, à travers leur site, une AVE ou Autorisation de voyage électronique pour le Canada.

 

Par ailleurs, sur le site, il y a un guide complet sur la procédure à suivre. Il vaut mieux ne pas attendre la dernière minute pour faire la demande. Le traitement de celle-ci prend parfois plusieurs jours notamment en haute saison.

 

Donc, il est préférable d’avoir cet AVE avant de réserver son vol vers le Canada. En tout cas, les Français profitent donc de ce privilège. Bien évidemment celle-ci n’est pas requise aux binationaux Franco-canadiens, aux résidents permanents au Canada.

 

Ces derniers sont soumis à un régime juridique différent. À noter que l’AVE ne donne pas à son titulaire le droit d’étudier ou de travailler au Canada. En outre, il est possible que l’Administration qui délivre l’autorisation réduise la durée de validité de celle-ci.

 

La carte de séjour pour les étudiants

En dehors de l’AVE, qui est accordé donc aux vacanciers ou aux voyageurs d’affaires, il y a la carte de séjour pour les étudiants. Celle-ci a aussi une durée de validité. Il y en a deux sortes.

 

Tout d’abord, la première bénéficie à ceux qui sont venus étudier au Canada pour une période inférieure à 6 mois. Pour cela, il faudra remplir certains critères comme l’acceptation du titulaire dans une école, un collège, une université établie au Canada par exemple.

 

Il faut aussi que ce dernier puisse prouver qu’il peut subvenir à ses besoins une fois entrés dans le pays. Certains individus, jugés dangereux pour l’ordre public canadien, peuvent se voir refuser la carte.

 

Ensuite, la seconde carte est obtenue à la suite d’une procédure lourde et parfois complexe. On parle alors de permis d’étude. Il faut dans ce cas s’adresser au bureau qui délivre les visas pour le Canada dans son pays. Enfin, pour le Québec, il y a un régime assez spécifique puisque le permis n’est accordé que si le titulaire présente un certificat de sélection du Québec. Il faudra dans ce cas consulter la Délégation générale du Québec à Paris.

  

Le visa de résidence temporaire et de résidence permanente

Ceux qui souhaitent travailler au Canada doivent présenter un visa de résidence permanente ou temporaire.

 

Dans ce cas, la demande est à déposer à l’ambassade du Canada (ou un service similaire) dans le pays du demandeur. Seules certaines catégories de travailleurs et de personnes peuvent profiter d’un visa de séjour permanent. Dans les deux cas, ceux qui travaillent sur le sol canadien doivent obligatoirement se doter d’un Numéro d’Assurance Sociale ou NAS qui servira aussi de numéro statistique pour le fisc.

 

Il faut ainsi en demander un auprès du Service Canada provincial. Nul besoin de se déplacer pour cela, il suffit de consulter le site internet dédié à ce service. Un permis de travail toujours valide est par conséquent requis pour travailler au Canada à l’exception faite de certains emplois temporaires.

 

Pour cela, il faudra consulter le site « Citoyenneté et Immigration au Canada ». On notera qu’un stage est considéré par la législation canadienne comme un emploi temporaire.

 

Par conséquent, le permis de travail temporaire est valable. L’un des critères sine qua non pour obtenir ce dernier est bien évidemment l’embauche. Il faut que le demandeur ait trouvé un employeur établi sur le territoire canadien.

 

Enfin, il est possible de résider de manière permanente au Canada en ayant le visa adéquat. La procédure est presque similaire à celle pour le permis d’étude.